SHEEP IN THE BOX
SHEEP IN THE BOX
de Hirokazu Kore-eda
(Compétition)
Drame | 2h07Avec Haruka Ayase, Daigo Yamamoto, Rimu Kuwaki
Hirokazu Kore-Eda a son rond de serviette sur la Croisette. Palme d’or en 2018 pour Une affaire de famille, prix d’interprétation pour Les bonnes étoiles, prix du scénario pour L’innocence : il est sur une lancée qui semble inarrêtable. L’idée derrière Sheep in the box surprend : il s’agit de science-fiction, une première pour le cinéaste, mais plutôt minimaliste dans son approche. Une entreprise permet de créer un double robotique d’une personne disparue, occasion que saisit le couple de personnages principaux de faire revenir leur jeune fils. Un pitch qui tournerait au cauchemar dans la plupart des films refuse ici de faire de l’IA un danger mais au contraire un moyen de faire un deuil voire de s’émanciper. Le titre renvoie au Petit prince pour louer le pouvoir de l’imagination, mais on peut aussi voir des liens avec Pinocchio voire la Bible (le père travaille le bois). La fin, un peu féérique et un brin naïve, a une petite touche spielbergienne qui vient boucler une œuvre intéressante mais qui ne trouve pas toujours l’émotion recherchée malgré de jolies interprétations.
Drame | 2h07
Avec Haruka Ayase, Daigo Yamamoto, Rimu Kuwaki
Hirokazu Kore-Eda a son rond de serviette sur la Croisette. Palme d’or en 2018 pour Une affaire de famille, prix d’interprétation pour Les bonnes étoiles, prix du scénario pour L’innocence : il est sur une lancée qui semble inarrêtable. L’idée derrière Sheep in the box surprend : il s’agit de science-fiction, une première pour le cinéaste, mais plutôt minimaliste dans son approche. Une entreprise permet de créer un double robotique d’une personne disparue, occasion que saisit le couple de personnages principaux de faire revenir leur jeune fils. Un pitch qui tournerait au cauchemar dans la plupart des films refuse ici de faire de l’IA un danger mais au contraire un moyen de faire un deuil voire de s’émanciper. Le titre renvoie au Petit prince pour louer le pouvoir de l’imagination, mais on peut aussi voir des liens avec Pinocchio voire la Bible (le père travaille le bois). La fin, un peu féérique et un brin naïve, a une petite touche spielbergienne qui vient boucler une œuvre intéressante mais qui ne trouve pas toujours l’émotion recherchée malgré de jolies interprétations.


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