QUELQUES JOURS À NAGI

 

QUELQUES JOURS À NAGI

de Kôji Fukada

(Compétition)



Drame | 1h50
Avec Takako Matsu, Shizuka Ishibashi, Kenichi Matsuyama


Quelques jours à Nagi n’est pas un biopic de l’animateur de France 2 mais le treizième film de Koji Fukada qui présentait l’an dernier Love on trial. Cette fois-ci, le récit est décadré à Nagi, petit village d’un Japon rural contemporain peu filmé, où une fermière sculptrice va retrouver son ex-belle-sœur qui va poser pour elle. En parallèle, deux adolescents amoureux vont vouloir fuir vers la ville pour échapper à l’homophobie de leurs parents. Le cinéaste observe des gens ordinaires dans un jeu de miroirs (comme en témoigne la scène de la chambre noire) où chacun essaie de façonner son avenir par l’art à l’image de cette glaise en permanence sculptée et de ces adolescents qui apprennent le dessin. Au travers de ces parcours subtils, Fukada ausculte un Japon qui essaie de s’émanciper de la famille nucléaire traditionnelle malgré un poids du passé encore présent. Sa narration à son propre tempo, au gré des dates qui s’égrènent à l’écran, peut plaire ou laisser en dehors, sa filmographie ne faisant pas toujours mouche. Mais ici, ça fonctionne.




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