MOULIN
MOULIN
de László Nemes
(Compétition)
Drame, Historique | 2h10Avec Gilles Lellouche, Lars Eidinger, Louise Bourgoin
László Nemes s’était fait repérer avec son premier film, Le fils de Saul, en obtenant le Grand prix qui saluait la force de sa mise en scène qui suivait en plan-séquence un prisonnier juif dans un camp de concentration. Avec Moulin, le cinéaste reste dans la Seconde Guerre mondiale puisque c’est la figure de Jean Moulin qui est convoquée. Le début du film montrant son arrivée à Lyon laisse présager un biopic relativement académique, rappelant des films d’époque comme L’armée des ombres. Mais dès l’arrivée de Klaus Barbie et la confrontation qui s’annonce, la photographie s’obscurcit, certaines scènes sont plongées dans la pénombre où l’on devine des silhouettes, seulement nimbées d’une lumière jaune sale, on pense au film noir qui explore les bas-fonds de la société. On peut voir là une interprétation de l’enfer à laquelle fait écho le plan final, génial dans son idée. Et en ce lieu, le diable s’appelle Barbie : les scènes de torture physique et psychologique, sans être trop graphiques, sont véritablement éprouvantes. Gilles Lellouche, qui peut parfois être inégal, est ici à sa place et habite ce personnage historique dans un duel aussi intense que désespéré.
Drame, Historique | 2h10
Avec Gilles Lellouche, Lars Eidinger, Louise Bourgoin
László Nemes s’était fait repérer avec son premier film, Le fils de Saul, en obtenant le Grand prix qui saluait la force de sa mise en scène qui suivait en plan-séquence un prisonnier juif dans un camp de concentration. Avec Moulin, le cinéaste reste dans la Seconde Guerre mondiale puisque c’est la figure de Jean Moulin qui est convoquée. Le début du film montrant son arrivée à Lyon laisse présager un biopic relativement académique, rappelant des films d’époque comme L’armée des ombres. Mais dès l’arrivée de Klaus Barbie et la confrontation qui s’annonce, la photographie s’obscurcit, certaines scènes sont plongées dans la pénombre où l’on devine des silhouettes, seulement nimbées d’une lumière jaune sale, on pense au film noir qui explore les bas-fonds de la société. On peut voir là une interprétation de l’enfer à laquelle fait écho le plan final, génial dans son idée. Et en ce lieu, le diable s’appelle Barbie : les scènes de torture physique et psychologique, sans être trop graphiques, sont véritablement éprouvantes. Gilles Lellouche, qui peut parfois être inégal, est ici à sa place et habite ce personnage historique dans un duel aussi intense que désespéré.


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