HISTOIRES DE LA NUIT
HISTOIRES DE LA NUIT
de Léa Mysius
(Compétition)
Drame, Thriller | 1h54Avec Hafsia Herzi, Benoît Magimel, Bastien Bouillon
Léa Mysius a su se construire un univers fantastique sombre en deux films, Ava et Les cinq diables, mais semble vouloir explorer une autre rive en se penchant sur le thriller horrifique. Elle adapte le roman Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier dans un home invasion efficace mais sans grande surprise. Nora va fêter son anniversaire avec son mari, sa fille, sa voisine et deux amies quand trois frères débarquent et menacent les convives. Pourquoi ? Qui sont-ils ? Le film fait de ce lieu isolé un espace de tension qui gonfle jusqu'à l’implosion de violence inévitable. Sa force est d’éviter quelques écueils narratifs souvent visibles dans les adaptations, voix-off ou flash-backs, pour aller à l’os de ces relations et de ce traquenard où combattent les fantômes alors que la nuit tombe. Le face-à-face final dans la pénombre a quelque chose de crépusculaire et hors de la réalité. Un joli casting vient porter l’ensemble mais c’est Benoît Magimel, à la fois rassurant et inquiétant, et surtout Hafsia Herzi, qui, faut-il le rappeler, est l’une des meilleures actrices et réalisatrices françaises contemporaines, qui tiennent la barre. Un bon film qui aurait peut-être mieux trouvé sa place en séance de minuit.
Drame, Thriller | 1h54
Avec Hafsia Herzi, Benoît Magimel, Bastien Bouillon
Léa Mysius a su se construire un univers fantastique sombre en deux films, Ava et Les cinq diables, mais semble vouloir explorer une autre rive en se penchant sur le thriller horrifique. Elle adapte le roman Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier dans un home invasion efficace mais sans grande surprise. Nora va fêter son anniversaire avec son mari, sa fille, sa voisine et deux amies quand trois frères débarquent et menacent les convives. Pourquoi ? Qui sont-ils ? Le film fait de ce lieu isolé un espace de tension qui gonfle jusqu'à l’implosion de violence inévitable. Sa force est d’éviter quelques écueils narratifs souvent visibles dans les adaptations, voix-off ou flash-backs, pour aller à l’os de ces relations et de ce traquenard où combattent les fantômes alors que la nuit tombe. Le face-à-face final dans la pénombre a quelque chose de crépusculaire et hors de la réalité. Un joli casting vient porter l’ensemble mais c’est Benoît Magimel, à la fois rassurant et inquiétant, et surtout Hafsia Herzi, qui, faut-il le rappeler, est l’une des meilleures actrices et réalisatrices françaises contemporaines, qui tiennent la barre. Un bon film qui aurait peut-être mieux trouvé sa place en séance de minuit.


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