HER PRIVATE HELL

 

HER PRIVATE HELL

de Nicolas Winding Refn

(Hors compétition)



Thriller | 1h49
Avec Charles Melton, Sophie Thatcher, Kristine Frøseth


Nicolas Winding Refn n’avait pas donné signe de vie au cinéma depuis une dizaine d'années et The neon demon, occupé à créer des mini-séries sur les plateformes. Sa carrière a pris une sorte de tournant à partir de Valhalla rising, avec des films plus mutiques, plus contemplatifs. Mais il semble désormais arrivé au point de l'auto-parodie. Her private hell plonge ses personnages dans un univers étrange, sombre, ponctué de cristaux et dans lequel se dresse un gigantesque hôtel. Le problème étant qu’on a presque l’impression d’être devant un film de publicitaire qui n’a rien à vendre : le scénario est tellement léger que les dialogues sont cryptiques et abscons pour tenter de masquer le vide, le tout se voulant compensé par de jolies images à regarder, entre néons bleu-rose, fumée et direction artistique soignée. La musique n’est pas en reste entre électronique et nappes de synthé. C’est plutôt beau mais c’est vide : pourquoi ne pas faire un film d'une heure, qui assume un parti-pris sans narration en déployant son univers sombre et froid ? L’expérience serait sans doute moins agaçante.




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