GARANCE
GARANCE
de Jeanne Herry
(Compétition)
Drame | 1h45Avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Sarajeanne Drillaud
Après deux films sociaux qui s’attachaient à dépeindre des structures (la famille d’accueil dans Pupille et la justice restaurative dans Je verrai toujours vos visages), Jeanne Herry entre en compétition en se focalisant sur un individu. Adèle Exarchopoulos incarne, assez brillamment, une actrice dans sa trentaine, alcoolique depuis son adolescence. Là où le film est pertinent c’est la manière dont il évite les clichés : il s’agit d’une actrice qui est loin d'être une star, qui enchaîne les prestations dans des troupes de théâtre pour enfants et les doublages de soap américains, la cinéaste ne glamourise pas sa situation et en fait une madame tout le monde. Ce métier lui fait jouer des rôles, c’est-à-dire mentir, métaphore de son rapport à l’alcool qu’elle reconnaît après avoir trouvé l’amour auprès du personnage incarné par Sara Giraudeau. Les séquences où elle va chez le médecin pour entamer le sevrage seraient volontiers larmoyantes ailleurs mais elles sont ici assez drôles : Herry évite le voyeurisme sordide pour chercher l’humanité et les failles de son personnage. Mais peut-être qu’en se tenant ainsi à distance, elle minimise un peu l'enjeu de cette addiction.
Drame | 1h45
Avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Sarajeanne Drillaud
Après deux films sociaux qui s’attachaient à dépeindre des structures (la famille d’accueil dans Pupille et la justice restaurative dans Je verrai toujours vos visages), Jeanne Herry entre en compétition en se focalisant sur un individu. Adèle Exarchopoulos incarne, assez brillamment, une actrice dans sa trentaine, alcoolique depuis son adolescence. Là où le film est pertinent c’est la manière dont il évite les clichés : il s’agit d’une actrice qui est loin d'être une star, qui enchaîne les prestations dans des troupes de théâtre pour enfants et les doublages de soap américains, la cinéaste ne glamourise pas sa situation et en fait une madame tout le monde. Ce métier lui fait jouer des rôles, c’est-à-dire mentir, métaphore de son rapport à l’alcool qu’elle reconnaît après avoir trouvé l’amour auprès du personnage incarné par Sara Giraudeau. Les séquences où elle va chez le médecin pour entamer le sevrage seraient volontiers larmoyantes ailleurs mais elles sont ici assez drôles : Herry évite le voyeurisme sordide pour chercher l’humanité et les failles de son personnage. Mais peut-être qu’en se tenant ainsi à distance, elle minimise un peu l'enjeu de cette addiction.


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