COWARD
COWARD
de Lukas Dhont
(Compétition)
Drame, Historique, Romance | 2h00Avec Emmanuel Macchia, Valentin Campagne, Jonas Wertz
Lukas Dhont a obtenu la caméra d’or (meilleur premier film) avec Girl et un autre prix cannois pour son deuxième film Close. Sur cette bonne lancée, il arrive avec Coward dans sa valise. Un jeune homme belge est envoyé combattre lors de la Première Guerre mondiale, il rencontre un autre homme avec qui il va constituer une troupe de burlesque pour remonter le moral des soldats dans les lignes arrières. Il s’agit donc d’une sorte d’amour impossible sur fond de combats. Et c’est là un des problèmes : le cinéaste absente quasiment la guerre, tout juste voit-on une scène de tranchées où tout le fond est flou, une scène d’hôpital avec deux blessés en arrière-plan, et absente quasiment l’homophobie de l’époque. Sans ce réel, il est difficile de croire à cette histoire par ailleurs très mélodramatique dans sa mise en scène. C’est dommage car il y a des scènes qui pourraient être pertinentes, quand le personnage est envahi par l’horreur de la guerre et préfère fuir plutôt que d’essayer de résister et se construire son histoire, il y a un dilemme intéressant qu’il faudrait faire vivre au spectateur en même temps. Il en est de même avec l’évolution du spectacle qui passe du burlesque de cabaret aux chants d’exaltation au combat. Il y a une matière à travailler mais il faudrait l’ancrer dans le réel.
Drame, Historique, Romance | 2h00
Avec Emmanuel Macchia, Valentin Campagne, Jonas Wertz
Lukas Dhont a obtenu la caméra d’or (meilleur premier film) avec Girl et un autre prix cannois pour son deuxième film Close. Sur cette bonne lancée, il arrive avec Coward dans sa valise. Un jeune homme belge est envoyé combattre lors de la Première Guerre mondiale, il rencontre un autre homme avec qui il va constituer une troupe de burlesque pour remonter le moral des soldats dans les lignes arrières. Il s’agit donc d’une sorte d’amour impossible sur fond de combats. Et c’est là un des problèmes : le cinéaste absente quasiment la guerre, tout juste voit-on une scène de tranchées où tout le fond est flou, une scène d’hôpital avec deux blessés en arrière-plan, et absente quasiment l’homophobie de l’époque. Sans ce réel, il est difficile de croire à cette histoire par ailleurs très mélodramatique dans sa mise en scène. C’est dommage car il y a des scènes qui pourraient être pertinentes, quand le personnage est envahi par l’horreur de la guerre et préfère fuir plutôt que d’essayer de résister et se construire son histoire, il y a un dilemme intéressant qu’il faudrait faire vivre au spectateur en même temps. Il en est de même avec l’évolution du spectacle qui passe du burlesque de cabaret aux chants d’exaltation au combat. Il y a une matière à travailler mais il faudrait l’ancrer dans le réel.


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