AUTOFICTION
AUTOFICTION
de Pedro Almodóvar
(Compétition)
Comédie dramatique | 1h51Avec Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sánchez-Gijón
Seulement deux ans après avoir été sacré à la Mostra de Venise pour La chambre d’à côté, revoilà le plus célèbre cinéaste espagnol avec Autofiction. Raul est un réalisateur culte qui cherche l’inspiration pour un nouveau scénario, inspiration qu’il va puiser dans les déboires de son assistante. Il s’agit donc d’une mise en abîme puisque l’acteur principal ressemble à une version d’Almodóvar en plus jeune. Si tout commence comme une introspection amusante (la scène de l’hôpital, le pompier-stripteaser), le film se prend rapidement au sérieux et devient un jeu de miroirs bien construit mais assez vain qui fait le lien entre réalité et fiction (comme le faisait Histoires parallèles en début de compétition). Au gré d’une fausse fin, Almodovar en rajoute une couche et finit par virer dans l’autocomplaisance comme s’il tentait de réenchanter son cinéma, de se persuader qu’il a encore des choses à raconter. Pour la défense du film, je n’ai jamais été un grand amateur du cinéma d’Almodóvar, peut-être que cette œuvre plaira plus aux aficionados.
Comédie dramatique | 1h51
Avec Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sánchez-Gijón
Seulement deux ans après avoir été sacré à la Mostra de Venise pour La chambre d’à côté, revoilà le plus célèbre cinéaste espagnol avec Autofiction. Raul est un réalisateur culte qui cherche l’inspiration pour un nouveau scénario, inspiration qu’il va puiser dans les déboires de son assistante. Il s’agit donc d’une mise en abîme puisque l’acteur principal ressemble à une version d’Almodóvar en plus jeune. Si tout commence comme une introspection amusante (la scène de l’hôpital, le pompier-stripteaser), le film se prend rapidement au sérieux et devient un jeu de miroirs bien construit mais assez vain qui fait le lien entre réalité et fiction (comme le faisait Histoires parallèles en début de compétition). Au gré d’une fausse fin, Almodovar en rajoute une couche et finit par virer dans l’autocomplaisance comme s’il tentait de réenchanter son cinéma, de se persuader qu’il a encore des choses à raconter. Pour la défense du film, je n’ai jamais été un grand amateur du cinéma d’Almodóvar, peut-être que cette œuvre plaira plus aux aficionados.


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